FAQ Enfants Surdoués

Philippe Gouillou - 11 janvier 2014 - http://www.douance.org/eipsynt.html
Cette FAQ (Foire Aux Questions) est la première page à lire du site : elle en est la synthèse et ainsi répond à la plupart des questions que se posent les parents confrontés au surdouement de leur enfant.

Qu'est-ce qu'un surdoué ?

Un enfant est dit surdoué quand il a un rythme de développement intellectuel très supérieur à celui normal de son âge, alors que son développement affectif et relationnel correspondent aux normes de son âge.

Cette différence de croissance entre ces composantes de sa personnalité (on parle de "dyssynchronie" depuis que Jean-Charles TERRASSIER a mis ce fait en évidence) le rend très différent des autres enfants, et oblige à des mesures d'éducation adaptées. Cela est sensible dès une avance intellectuelle de 25% par rapport à l'âge réel (on parle de QI = 125 en âge mental, voir ci-après), soit environ 5% des enfants

Est-ce grave ?

Nooooonnnnnn !

L'influence du surdouement sur la vie est très important, mais il n'est pas forcément négatif, malgré ce que font croire certains. Il s'agit juste d'un élément à prendre en compte dans l'éducation. Ce dossier est orienté vers l'aide à ceux qui connaissent des problèmes, il ne faut surtout pas en déduire une généralité.

Il est important de lutter contre cette image faussée du surdouement : la majorité des enfants surdoués sont très intelligents ET très heureux ! Etre plus intelligent est généralement un avantage !

Comment le reconnaît-on ?

On reconnaît un surdoué par des tests de développement intellectuel. Ils consistent en la comparaison des performances d'un enfant à différents tests avec les résultats normaux d'enfants du même âge. Ces tests sont regroupés sous le vocable QI (Quotient Intellectuel), même s'ils peuvent donner des résultats différents (Age mental ou Répartition statistique de la population).

On définit comme surdoué (ou enfant intellectuellement précoce, le cas échéant) celui qui dispose d'un QI normalisé supérieur à 125, c'est-à-dire environ 5% de la population.

Attention : Il n'existe pas encore d'autre manière que le test de QI pour déterminer l'existence du surdouement. Certains enfants peuvent ne montrer quasiment aucun des symptômes décrits dans ce dossier, tout en étant précoces. C'est la marque d'une automutilation profonde.

Tous les surdoués sont-ils pareils ?

Non, vraiment pas, même s'ils présentent des caractéristiques communes.

Le niveau de QI influe fortement sur la personnalité : on dit qu'une personne ayant un QI de 160 est aussi différente d'une personne ayant un QI de 130 qu'une personne normale (QI = 100) l'est d'une personne handicapée par un QI de 70

Plus le QI est haut, plus des caractéristiques particulières se développent, et moins le QI est prédictif : tout se passe comme si un haut QI permettait à ces caractéristiques de se développer et offrait ainsi plus de liberté

Comment détecter un enfant surdoué avant l'école ?

On peut utiliser les tests de QI à partir de 2 ans (TERMAN-MERRIL) mais les tests ne seront véritablement fiables qu'à partir de 6 ou 7 ans.

Le surdouement est cependant le plus souvent sensible dans le comportement de l'enfant dès son plus jeune âge, et selon certains demande des mesures adaptées. Le seul moyen connu de détection est de comparer les âges (en mois) de réalisation de certaines activités à la normale (e.g. : un enfant normal vocalisera 2 sons différents à 2,3 mois, un enfant avec 30% d'avance le fera à 1,6 mois).

J'ai traduit, sur ce site, une page de David FARMER apportant toutes les informations sur cette méthode : voir Préscolaires .

Quelle est l'origine du surdouement ?

Il est maintenant démontré que l'intelligence (et donc le surdouement) s'explique majoritairement par des facteurs génétiques : il s'agit d'une des caractéristiques humaines les plus héritées. L'environnement (dont l'éducation) module ce potentiel d'une façon plus ou moins importante chez les individus (voir FAQ Intelligence).

Qu'est-ce que le QI (Quotient Intellectuel) ?

Le QI est le résultat global à un test psychométrique, c'est-à-dire qui compare les réussites de différentes personnes à des problèmes normalisés.

Pour permettre des études comparatives, des échantillonnages statistiques ont été effectués. Ceux-ci peuvent être de 2 types :

  1. La Courbe en cloche : Un échantillonnage permet de connaître le pourcentage de gens réussissant mieux ou moins bien que le testé. La courbe des nombres de personnes correspondant à chaque QI est une "Courbe en cloche" (Courbe de la Loi Normale de Gauss). Une telle courbe se définit par sa moyenne et son écart-type.

  2. L'âge mental : Un autre type de traitement statistique permet de déterminer l'âge mental : un enfant de 10 ans réussissant les tests correspondant à un âge de 15 ans sera réputé avoir un âge mental de 15 ans, et donc un QI en âge mental de 150 (Age mental/Age réel).

Ces deux résultats donnent des QI différents, mais sont effectués à partir des mêmes tests : il est donc essentiel de savoir de quel type de QI on parle quand on veut faire des comparaisons (par exemple : un QI de 150 au WECHSLER correspond à un QI de 180 au CATTELL !).

Remarque : Dans l'ensemble de ce document, nous emploierons le QI normalisé WECHSLER (Moyenne = 100 et Ecart-type = 15).

Le principal intérêt du QI est donc de mesurer la dyssynchronie existant chez l'enfant, et ainsi de permettre de lui proposer des mesures éducatives adaptées.

(Voir FAQ QI) .

Quelles sont les caractéristiques des surdoués ?

Les surdoués présentent des caractéristiques communes qui sont plus ou moins marquées selon le niveau de QI, et le type d'éducation.

La principale caractéristique est la "dyssynchronie" (différences de rythmes de développement entre l'Intellectuel (en avance), l'Affectif et le Relationnel (normaux)).

Quelques unes des autres caractéristiques sont :

  • Hypersensibilité

  • Très grande curiosité intellectuelle

  • Ennui profond et destructeur quand ils manquent de stimuli intellectuels (e.g. à l'école)

  • Très fort sentiment d'être différent des autres qui apparaît très tôt, même si l'enfant ne se l'explique pas (il peut même se croire fou ou idiot)

  • Méthode d'apprentissage très différente des autres enfants (ce qui peut le rendre complètement inadapté à l'école, où il a 50% de "chance" d'échouer).

Que faire si son enfant presente ces symptômes ?

Avant toute autre hypothèse psychologique, il faut le faire tester, et si possible par un test du type Wechsler. S'il apparaît comme surdoué, il faudra en tenir compte dans son éducation. Sinon, il conviendra de rechercher une autre explication (frustration affective, etc.).

Il est également essentiel de tester ses frères et soeurs !

Que faire si son enfant a été diagnostiqué surdoué ?

Tout d'abord considérer ce diagnostic comme une chance : vous pourrez lui donner l'éducation qui lui sera adaptée. Et avoir un enfant surdoué peut être très gratifiant.

L'objectif évident est d'aider son enfant à s'accepter tel qu'il est, à bénéficier de ses forces sans trop subir ses faiblesses. Pour cela, il faut que l'éducation corresponde à son rythme. Un enfant surdoué est un enfant tout à fait normal ET différent : il a donc, comme tout enfant, besoin d'une éducation qui lui corresponde !

La première chose que je conseille est de commencer par lire la traduction en Français du texte synthétique de Stéphanie TOLAN (USA) sur les Enfants Hautement Surdoués (Hauts QI) . En effet, même si votre enfant n'en est pas à un tel niveau de QI (145 et plus, soit moins de 1 / 1 000), les orientations données par ce texte sont à méditer. (Remarque : la version originale en Anglais est aussi sur ce site (E477 Tolan)) .

Les points essentiels sont :

  • L'enfant surdoué a besoin d'être reconnu à son stade de développement, tant au niveau intellectuel, qu'au niveau affectif. A noter que plus son QI est élevé, plus il risque d'être multi-âges. Ne pas en tenir compte peut avoir des effets destructeurs.

  • Ce qui fait la réussite d'une éducation chez un enfant est encore plus important chez un surdoué (l'amour, la stabilité affective, etc.)

  • L'aide d'un psychologue conscient des caractéristiques du surdoué peut être utile.

  • Il faut évidemment aussi lui permettre de rencontrer des gens qui lui ressemblent, ce qui peut être facilité par les associations spécialisées.

Quelles sont les caractéristiques de l'apprentissage chez un enfant surdoué ?

L'enfant surdoué n'apprend pas de la même manière qu'un enfant normal : il a besoin de plus de stimuli, et de plus de complexité. Il lui faudra donc une éducation à la fois plus rapide et plus complète : il ne suffit pas d'accélérer les cours, il faut aussi lui permettre d'apprendre plus de choses. Et les informations devront lui être présentées différemment pour répondre à son besoin de complexité.

Quelles sont les solutions éducatives possibles ?

Il existe 3 réponses à ces contraintes, l'idéal étant de les employer conjointement.

  1. L'enrichissement : consiste en l'augmentation du nombre de sujets appris.

  2. L'approfondissement : consiste en l'étude plus poussée des sujets du programme.

  3. L'accélération : consiste à limiter le nombre de redites et de révisions du programme. Ainsi, les classes de 6° et de 5° (en France) peuvent être effectuées en 1 seule année, il en est de même pour la 4° et la 3°. Cette solution est nécessaire pour adapter l'éducation au rythme de l'enfant.

On ne peut parler d'éducation spécifique que si ces 3 méthodes sont employées simultanément. Les solutions intermédiaires (notamment sans accélération) permettent de limiter les dégâts occasionnés à l'enfant, mais ne sont pas complètement satisfaisantes.

Faut-il lui faire suivre une scolarité particuliere ?

C'est la question la plus difficile.

L'éducation hors école n'est pas recommandée, ou alors en cas de nécessité (très forte inadaptation de l'enfant), et pour de très courtes périodes. Cela ne s'applique pas à la Maternelle, qu'il est conseillé d'éviter en cas de surdouement (ce n'est pas la peine que l'enfant souffre de sa différence si tôt).

Le saut de classe, éventuellement de plusieurs, est une solution qui se justifie pour les hauts QI (voir ci-après).

Il existe des classes spécifiques qui ont de très bon résultats.

En France, que propose l'Education Nationale ?

L'Education Nationale a récemment fait d'énormes progrès quant à la reconnaissance du problème des enfants surdoués et de nombreux enseignants essaient maintenant de prendre en compte leurs différences.

Jusqu'à très récemment, la seule solution viable existant au sein de l'Ecole Publique depuis la fermeture de Las Planas a été mise en place par le collège du Cèdre au Vésinet (78), qui a mis en place des classes spécifiques, qui suivent la méthode d'enrichissement. L'Education Nationale a refusé l'utilisation de l'accélération.

Le Lycée JOLIOT CURIE de Bron a mis en place une organisation adaptée aux enfants précoces : plutôt que de créer une classe spécifique, ils ont organisés les cours afin que les enfants précoces puissent suivre ceux correspondants à leur niveau dans différentes classes. Cette méthode est extrêmement prometteuse (elle se rapproche du Streaming proposé par Chris BRAND : voir ci-après).

Il reste la solution du saut de classe, qui peut être autorisé sur demande, et qui est maintenant souvent proposé par les enseignants (y compris dans l'enseignement public). Le saut de 2 classes ou plus était interdit en France mais un parent m'a signalé avoir pu contourner cette interdiction.

Qu'en est-il dans les autres pays ?

Les Grandes Puissances, quelles que soient leurs orientations politiques, ont depuis longtemps compris l'intérêt d'offrir à chaque enfant une éducation adaptée à ses besoins. C'est ainsi que des programmes spécifiques existent aux USA depuis les années 1880, et que l'URSS avait mis en place un vaste système de recrutement de surdoués sur tout le pays (contrairement aux discours officiels relayés en France par les partisans de ce Régime).

En Angleterre, la Bridgemary School, Gosport, Hampshire, a testé avec succès le streaming (voir ci-après) sur l'année 2005-2006.

Quelles sont les solutions possibles ?

Au niveau de l'Education Nationale, quatre solutions sont possibles :

  1. Autoriser les sauts de classes en fonction du QI :

    • Avantages : extrêmement facile à mettre en place, et permettra une baisse du coût de l'éducation
    • Inconvénients : ne répond qu'au besoin d'accélération
  2. Créer des classes spécifiques pour les enfants surdoués (comme le fait le Lycée Privé Michelet à Nice par exemple)

    • Avantages : l'efficacité scolaire sera en hausse pour tous les enfants (et pas seulement ceux qui sont dans ces classes) sans aucun surcoût (et même une baisse de coût du fait de l'accélération)
    • Inconvénients : il est difficile de définir le niveau de QI limite, et les très hauts QI qui seront mélangés avec les enfants moins hors-normes ne bénéficieront que d'une légère amélioration
  3. Regrouper les enfants par QI

    • Avantages : la plus haute précision dans l'adaptation aux besoins des enfants
    • Inconvénients : beaucoup de classes seront à créer ce qui entraîne un surcoût
    • Remarque : une solution d'attente simple très facile à mettre en place est de mettre tous les surdoués d'un niveau dans la même classe, en informant de la situation les professeurs, mais pas les parents ni les élèves
  • Le Streaming : permettre aux enfants de choisir eux-mêmes les cours auxquels ils veulent participer
    • Avantages : extrêmement souple, n'impose aucune rigidité, répond aux besoins multi-âges des enfants, organisation facile à mettre en place
    • Inconvénients : on peut imaginer que des difficultés se poseront à la fin de chaque cycle quand un enfant aura rempli tous les cursus disponibles dans quelques domaines, mais qu'il lui en manquera dans d'autres

Pourquoi l'Education Nationale a mis tant de temps pour faire si peu ?

Il y a évidemment de multiples raisons, et on peut citer :

  • La raison essentielle : Reconnaître l'existence même d'une différence des enfants dans leurs caractéristiques intellectuelles serait remettre en cause le mythe égalitariste qui affirme que tout le monde est identique à la naissance et n'est façonné que par son environnement (= milieu social). Ce mythe reste dominant dans le secteur éducatif, et hélas aussi dans la Presse française (voir réfutation de l'article de Duyme et al. sur ce site).

  • Les surdoués ont besoin d'enseignants eux-mêmes surdoués, hors ces derniers sont rares (ils ont souvent d'autres opportunités de carrières)

  • Il faudrait réussir à faire bouger "le Mammouth" (1 millions d'employés !)

  • Etc.

Quelle est l'évolution des enfants surdoués non diagnostiqués ?

Il se dit que 50% environ se retrouvent en situation d'échec scolaire à 14 ans (3ème).

Beaucoup vont souffrir d'une image du Moi complètement fausse, qui les fera soit s'enfermer sur eux-mêmes, soit au contraire vivre une vie complètement instable, à la recherche permanente de ce qu'ils n'atteindront jamais. Il y a un nombre important de cas dramatiques.

Pour autant qu'on puisse le savoir, ceux qui ont reçu une éducation à leur rythme, et qui ont bénéficié d'un environnement adapté, s'en tirent très bien et ont une vie tout à fait heureuse, même s'ils n'ont jamais été diagnostiqués. A noter que l'évolution de la société mondiale va dans le sens des surdoués : Murray et Herrnstein ont démontré que le QI prédit de plus en plus la réussite sociale aux USA (The Bell Curve) et les sociétés de haute technologie américaines les recherchent particulièrement (Google, Microsoft, etc.).

un surdoué risque-t-il de devenir fou ?

Non, pas plus qu'un autre ! (et en fait : moins...)

Cette question est souvent posée, et correspond en réalité à la confusion de sens du mot folie : maladie psychiatrique, et anormalité.

Au niveau psychiatrique, les surdoués ne semblent pas être plus sensibles que les autres aux différentes maladies psychiatriques, sauf peut-être aux troubles de l'humeur (dépressions unipolaires ou bipolaires). Le manque de reconnaissance des surdoués non diagnostiqués peut évidemment provoquer le stress suffisant pour faire apparaître des troubles psychiatriques, ou accroître l'intensité de ceux-ci, chez ceux qui y sont prédisposés. Cependant certains symptômes du surdouement ressemblent à ceux de pathologies psychiatriques : il faut réussir à bien les distinguer.

Au sens usuel du terme folie : il est évident qu'un surdoué est assez différent des non-surdoués pour que ces derniers l'accusent de folie !

(Voir le Dossier dédié)

Surdouement et Asperger

Le Syndrôme d'Asperger (appelé aussi Geek Syndrome) est une forme d'autisme de haut niveau dont tellement de symptômes se retrouvent chez les hauts QI (voir : Evopsy : "Le syndrome d'Asperger et l'autisme de haut niveau" de Tony Attwood) que la question des liens entre les deux se pose. Il apparaît cependant que les deux sont indépendants : un "Aspie" (= atteint du syndrome d'Asperger) peut être (mais n'est pas nécessairement) surdoué et un surdoué peut être (mais n'est pas nécessairement) Aspie.

Si un enfant ou adulte présente suffisamment de symptômes d'Asperger comme décrits par Tony Attwood, il est important de le faire tester. Mais d'après les recherches sur les sites spécialisés, les auteurs insistent plus sur le risque de ne pas reconnaître le surdouement chez un Aspie, que de ne pas diagnostiquer Asperger chez un surdoué.

Que faire si à l'âge adulte on se retrouve dans ces symptômes ?

Là encore, la 1° chose à faire est de se faire tester, afin de valider l'hypothèse.

Il convient ensuite de rencontrer des gens ayant vécu la même expérience (apprendre enfin qu'on n'est pas seuls), par l'inscription dans une association de type Mensa, ou plus sélective en fonction du résultat obtenu. Un travail psychologique sera alors peut-être à engager (selon si on a bien ou mal vécu son enfance), qui gagnera à être soutenu par un psychologue.

On a constaté que beaucoup alors changeaient d'orientation professionnelle, reprenaient leurs études, etc. ; bref ils revivaient sur de nouvelles bases.

Où passer les tests ?

En France les tests se passent auprès d'un psychologue diplômé : les associations spécialisées peuvent vous en conseiller.

En France également, pour limiter les coûts, il est possible de les passer auprès du psychologue de l'établissement scolaire, ou de les passer auprès des CMP (Centres Médico-Psychologiques) ou CMPP (Centres Médico-Psycho-Pédagogiques) locaux (renseignement dans l'annuaire ou à l'hôpital).

Il est essentiel de s'assurer qu'un compte-rendu écrit, avec les résultats et les conclusions, sera remis aux parents.

Comment choisir un psychologue ?

Voir page dédiée sur ce site.

A qui s'adresser pour obtenir des informations complémentaires ?

Il existe en France plusieurs associations spécialisées importantes : MENSA FRANCE, AFEP, ANPEIP, JEUNES VOCATIONS, IAS, AAREIP, ....