Ne laissez plus vos enfants vivre leur don comme une fatalité ! |
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| A LIRE EN PREMIER |
DISCLAIMER |
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PRESENTATION |
Cette page doit être complétée par la lecture du Guide Pratique de l'Enfant Surdoué , co-écrit avec JC Terrassier, ainsi que sur ce site par la lecture de la FAQ QI et de la FAQ Intelligence (ainsi bien sûr que tous les documents du site ) |
| LA FAQ DOUANCE |
QU'EST-CE QU'UN SURDOUE ? | Un enfant est dit surdoué quand il a un rythme de développement intellectuel très supérieur à celui normal de son âge, alors que son développement affectif et relationnel correspondent aux normes de son âge. Cette différence de croissance entre ces composantes de sa personnalité (on parle de " dyssynchronie " depuis que Jean-Charles TERRASSIER a mis ce fait en évidence) le rend très différent des autres enfants, et oblige à des mesures d'éducation adaptées. Cela est sensible dès une avance intellectuelle de 25% par rapport à l'âge réel (on parle de QI = 125 en âge mental, voir ci-après), soit environ 5% des enfants |
EST-CE GRAVE ? | Nooooonnnnnn ! L'influence du surdouement sur la vie est très important, mais il n'est pas forcément négatif, malgré ce que font croire certains. Il s'agit juste d'un élément à prendre en compte dans l'éducation. Ce dossier est orienté vers l'aide à ceux qui connaissent des problèmes, il ne faut surtout pas en déduire une généralité. Il est important de lutter contre cette image faussée du surdouement : la majorité des enfants surdoués sont très intelligents ET très heureux ! Etre plus intelligent est généralement un avantage ! |
COMMENT LE RECONNAIT-ON ? | On reconnaît un surdoué par des tests de développement intellectuel. Ils consistent en la comparaison des performances d'un enfant à différents tests avec les résultats normaux d'enfants du même âge. Ces tests sont regroupés sous le vocable QI (Quotient Intellectuel), même s'ils peuvent donner des résultats différents (Age mental ou Répartition statistique de la population). On définit comme surdoué (ou enfant intellectuellement précoce, le cas échéant) celui qui dispose d'un QI normalisé supérieur à 125, c'est-à-dire environ 5% de la population. Attention : Il n'existe pas encore d'autre manière que le test de QI pour déterminer l'existence du surdouement. Certains enfants peuvent ne montrer quasiment aucun des symptômes décrits dans ce dossier, tout en étant précoces. C'est la marque d'une automutilation profonde. |
TOUS LES SURDOUES SONT-ILS PAREILS ? |
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COMMENT DETECTER UN ENFANT SURDOUE AVANT L'ECOLE ? | On peut utiliser les tests de QI à partir de 2 ans (TERMAN-MERRIL) mais les tests ne seront véritablement fiables qu'à partir de 6 ou 7 ans. |
QUELLE EST L'ORIGINE DU SURDOUEMENT ?
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Il est maintenant démontré que l'intelligence (et donc le surdouement) s'explique majoritairement par des facteurs génétiques : il s'agit d'une des caractéristiques humaines les plus héritées. L'environnement (dont l'éducation) module ce potentiel d'une façon plus ou moins importante chez les individus (voir FAQ Intelligence). |
QU'EST-CE QUE LE QI (Quotient Intellectuel) ? |
Le QI est le résultat global à un test psychométrique, c'est-à-dire qui compare les réussites de différentes personnes à des problèmes normalisés. Pour permettre des études comparatives, des échantillonnages statistiques ont été effectués. Ceux-ci peuvent être de 2 types : Ces deux résultats donnent des QI différents, mais sont effectués à partir des mêmes tests : il est donc essentiel de savoir de quel type de QI on parle quand on veut faire des comparaisons (par exemple : un QI de 150 au WECHSLER correspond à un QI de 180 au CATTELL !). Remarque : Dans l'ensemble de ce document, nous emploierons le QI normalisé WECHSLER (Moyenne = 100 et Ecart-type = 15). Le principal intérêt du QI est donc de mesurer la dyssynchronie existant chez l'enfant, et ainsi de permettre de lui proposer des mesures éducatives adaptées. |
QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES D'UN SURDOUE ? |
Les surdoués présentent des caractéristiques communes qui sont plus ou moins marquées selon le niveau de QI, et le type d'éducation. La principale caractéristique est la "dyssynchronie" (différences de rythmes de développement entre l'Intellectuel (en avance), l'Affectif et le Relationnel (normaux)). Quelques unes des autres caractéristiques sont : |
QUE FAIRE SI SON ENFANT PRESENTE CES SYMPTOMES ? | Avant toute autre hypothèse psychologique, il faut le faire tester, et si possible par un test du type Wechsler. S'il apparaît comme surdoué, il faudra en tenir compte dans son éducation. Sinon, il conviendra de rechercher une autre explication (frustration affective, etc.). Il est également essentiel de tester ses frères et soeurs ! |
QUE FAIRE SI SON ENFANT A ETE DIAGNOSTIQUE SURDOUE ? |
Tout d'abord considérer ce diagnostic comme une chance : vous pourrez lui donner l'éducation qui lui sera adaptée. Et avoir un enfant surdoué peut être très gratifiant. L'objectif évident est d'aider son enfant à s'accepter tel qu'il est, à bénéficier de ses forces sans trop subir ses faiblesses. Pour cela, il faut que l'éducation corresponde à son rythme. Un enfant surdoué est un enfant tout à fait normal ET différent : il a donc, comme tout enfant, besoin d'une éducation qui lui corresponde ! La première chose que je conseille est de commencer par lire la traduction en Français du texte synthétique de Stéphanie TOLAN (USA) sur les Enfants Hautement Surdoués (Hauts QI) . En effet, même si votre enfant n'en est pas à un tel niveau de QI (145 et plus, soit moins de 1 / 1 000), les orientations données par ce texte sont à méditer. (Remarque : la version originale en Anglais est aussi sur ce site (E477 Tolan)) . Les points essentiels sont : |
QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES DE L'APPRENTISSAGE CHEZ UN ENFANT SURDOUE ? | L'enfant surdoué n'apprend pas de la même manière qu'un enfant normal : il a besoin de plus de stimuli, et de plus de complexité. Il lui faudra donc une éducation à la fois plus rapide et plus complète : il ne suffit pas d'accélérer les cours, il faut aussi lui permettre d'apprendre plus de choses. Et les informations devront lui être présentées différemment pour répondre à son besoin de complexité. |
QUELLES SONT LES SOLUTIONS EDUCATIVES POSSIBLES ? |
Il existe 3 réponses à ces contraintes, l'idéal étant de les employer conjointement. On ne peut parler d'éducation spécifique que si ces 3 méthodes sont employées simultanément. Les solutions intermédiaires (notamment sans accélération) permettent de limiter les dégâts occasionnés à l'enfant, mais ne sont pas complètement satisfaisantes. |
FAUT IL LUI FAIRE SUIVRE UNE SCOLARITE PARTICULIERE ?(MàJ: 26 mars 2006) |
L'éducation hors école n'est pas recommandée, ou alors en cas de nécessité (très forte inadaptation de l'enfant), et pour de très courtes périodes. Cela ne s'applique pas à la Maternelle, qu'il est conseillé d'éviter en cas de surdouement (ce n'est pas la peine que l'enfant souffre de sa différence si tôt). Le saut de classe, éventuellement de plusieurs, est une solution qui se justifie pour les hauts QI (voir ci-après). Il existe des classes spécifiques qui ont de très bon résultats. |
EN FRANCE, QUE PROPOSE L'EDUCATION NATIONALE ?(MàJ: 26 mars 2006) |
La réponse tient en 2 mots : Quasiment rien ! Jusqu'à très récemment, la seule solution viable existant au sein de l'Ecole Publique depuis la fermeture de Las Planas a été mise en place par le collège du Cèdre au Vésinet (78), qui a mis en place des classes spécifiques, qui suivent la méthode d'enrichissement. L'Education Nationale a refusé l'utilisation de l'accélération. Le Lycée JOLIOT CURIE de Bron a mis en place une organisation adaptée aux enfants précoces : plutôt que de créer une classe spécifique, ils ont organisés les cours afin que les enfants précoces puissent suivre ceux correspondants à leur niveau dans différentes classes. Cette méthode est extrêmement prometteuse (elle se rapproche du Streaming proposé par Chris BRAND : voir ci-après). Il est important de savoir que ce blocage de l'Education Nationale répond aussi à des objectifs Politiques et Philosophiques : ainsi l'expérience mise en place à Nice en 1987 par JC TERRASSIER avec le soutien de Monsieur MONORY a été supprimée par Monsieur JOSPIN. Il reste la solution du saut de classe, qui peut être autorisé sur demande. Le saut de 2 classes ou plus est interdit en France, alors qu'il est conseillé dans beaucoup d'autre pays. MàJ: un parent me signale que son enfant de 7ans 1/2 a pu sauter 2 classes (et peut-être bientôt une troisième) dans une école privée sous contrat à Lyon (France). Ce premier témoignage que je reçois dans ce sens est un signe d'ouverture, et l'interdiction qui prévalait jusqu'à présent semble maintenant pouvoir être contournée. |
QU'EN EST-IL DANS LES AUTRES PAYS ? | Les Grandes Puissances, quelles que soient leurs orientations politiques, ont depuis longtemps compris l'intérêt d'offrir à chaque enfant une éducation adaptée à ses besoins. C'est ainsi que des programmes spécifiques existent aux USA depuis les années 1880, et que l'URSS avait mis en place un vaste système de recrutement de surdoués sur tout le pays (contrairement aux discours officiels relayés en France par les partisans de ce Régime). En Angleterre, la Bridgemary School, Gosport, Hampshire, a testé avec succès le streaming (voir ci-après) sur l'année 2005-2006. |
QUELLES SONT LES SOLUTIONS POSSIBLES ? |
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POURQUOI L'EDUCATION NATIONALE NE FAIT-ELLE RIEN OU PRESQUE ? |
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QUELLE EST L'EVOLUTION DES ENFANTS SURDOUES NON DIAGNOSTIQUES ? |
Il se dit que 50% environ se retrouvent en situation d'échec scolaire à 14 ans (3ème). Beaucoup vont souffrir d'une image du Moi complètement fausse, qui les fera soit s'enfermer sur eux-mêmes, soit au contraire vivre une vie complètement instable, à la recherche permanente de ce qu'ils n'atteindront jamais. Il y a un nombre important de cas dramatiques. Pour autant qu'on puisse le savoir, ceux qui ont reçu une éducation à leur rythme, et qui ont bénéficié d'un environnement adapté, s'en tirent très bien et ont une vie tout à fait heureuse, même s'ils n'ont jamais été diagnostiqués. A noter que l'évolution de la société va dans le sens des surdoués : Murray et Herrnstein ont démontré que le QI prédit de plus en plus la réussite sociale aux USA (in The Bell Curve) et les sociétés high techs américaines les recherchent particulièrement (Google, Microsoft, etc.). |
UN SURDOUE RISQUE-T-IL DE DEVENIR FOU ? |
Non, pas plus qu'un autre ! Cette question est souvent posée, et correspond en réalité à la confusion de sens du mot folie : maladie psychiatrique, et anormalité. |
SURDOUEMENT ET ASPERGER ? |
Le Syndrome d'Asperger (appelé aussi Geek Syndrome) est une forme d'autisme de haut niveau dont tellement de symptômes se retrouvent chez les hauts QI (voir : Evopsy : "Le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau" de Tony Attwood) que la question des liens entre les deux se pose. Il apparaît cependant que les deux sont indépendants : Si un enfant ou adulte présente suffisamment de symptômes d'Asperger comme décrits par Tony Attwood, il est important de le faire tester. Mais d'après les recherches sur les sites spécialisés, les auteurs insistent plus sur le risque de ne pas reconnaître le surdouement chez un Aspie, que de ne pas diagnostiquer Asperger chez un surdoué. |
QUE FAIRE SI A L'AGE ADULTE ON SE RETROUVE DANS CES SYMPTOMES ? | Là encore, la 1° chose à faire est de se faire tester, afin de valider l'hypothèse. Il convient ensuite de rencontrer des gens ayant vécu la même expérience (apprendre enfin qu'on n'est pas seuls), par l'inscription dans une association de type Mensa. Un travail psychologique sera alors peut-être à engager (selon si on a bien ou mal vécu son enfance), qui gagnera à être soutenu par un psychologue. On a constaté que beaucoup alors changeaient d'orientation professionnelle, reprenaient leurs études, etc. ; bref ils revivaient sur de nouvelles bases. |
OU PASSER LES TESTS ? | En France les tests se passent auprès d'un psychologue diplômé : les associations spécialisées peuvent vous en conseiller. En France également, pour limiter les coûts, il est possible de les passer auprès du psychologue de l'établissement scolaire, ou de les passer auprès des CMP (Centres Médico-Psychologiques) ou CMPP (Centres Médico-Psycho-Pédagogiques) locaux (renseignement dans l'annuaire ou à l'hôpital). Il est essentiel de s'assurer qu'un compte-rendu écrit, avec les résultats et les conclusions, sera remis aux parents. |
COMMENT CHOISIR UN PSYCHOLOGUE ? | |
A QUI S'ADRESSER POUR OBTENIR DES INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ? | Il existe en France plusieurs associations spécialisées importantes : MENSA FRANCE, AFEP, ANPEIP, JEUNES VOCATIONS, IAS, AAREIP, .... Pour trouver d'autres sites sur Internet, consultez ma liste de liens : Sources |
| © Philippe Gouillou (1997-2008) - pg@douance.org - http://www.douance.org |